Pourquoi de bons dirigeants peuvent prendre de mauvaises décisions
Pour Sydney Finkelstein, professeur de management à la Tuck School of Business et auteur en 2003 de "Quand les patrons se plantent", et en 2009 de " Think again", ce sont les préjugés et les partis pris qui faussent le raisonnement et poussent à l'erreur, ce que l'on désigne par biais cognitifs, ou "courts-circuits heuristiques".
Cinq signaux d'alerte :
- Les jugements précipités (biais d'actions) : formulés par excés de confiance en soi, ces jugements n'intègrent ni l'incertitude ni la possibilité d'échec.
- Les attachements insoupçonnés (biais de stabilité) : par exemple quand une référence chiffrée est jugée indiscutable, et qu'il ne faut pas en dévier.
- Les expériences trompeuses (biais de reconnaissance de situation) : on repense à une expérienc antérieur et on fait l'économie de l'actualiser en fonction des circonstances et du contexte nouveau.
- Les intérêts personnels inopportuns (biais d'intérêt) : un niveau subconscient venant en conflits avec les rsponsabilités du dirigeant.
- Le management du tournesol (biais sociaux) : le chef a toujours raison, on ne peut le contredire.
Por les dirigeants, la bonne attitude consisterait à prendre le temps d'identifier ces raccourcis mentaux et de repérer ceux qui polluent inutilement la pensée. Et à accepter la contradiction.
Source : Les Echos du mardi 21 septembre 2010, Muriel Jasor, sous le même titre.
Pour approfondir : "Petite philosophie de nos erreurs quotidiennes" et " Le plaisir des idées" Luc de Brabandère et Anne Mikolajczak, Eyrolles pour le premier et Dunod pour le second.
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