L'art de (se) diriger ( le blog de Laurent Pellegrin)

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Gestion de projet mon amour

La théorie des usines à gaz

 

Nombre d’entreprises et d’administrations fonctionnent aujourd’hui selon la logique de projet. Projets de développement, projets de création ou rénovation de sites, projets marketing, projets de colloques, projets pédagogiques, tout tourne au projet. Le début d’un projet est toujours stimulant et grisant. À mi-chemin, il se transforme en pensum, plus lourd et encombrant que prévu. À l’arrivée (quand il y en a une…), les résultats sont rarement à la hauteur des espoirs initiaux. La raison de tout cela ? Selon Daniel Kahneman, prix Nobel d’économie, l’une des illusions courantes des porteurs de projets est de pécher par excès d‘optimisme et de sous-estimer les obstacles8. La fausse appréciation des coûts d’un projet n’est pas une question d’amateurisme : l’État, les collectivités locales, les grandes entreprises cumulent des dizaines d’années d’expérience et sont entourés d’armées de professionnels en gestion de projets, mais rien n’y fait : une loi d’airain des organisations veut que tout projet finisse toujours par coûter plus cher et par prendre plus de temps que prévu.

 

Technique pré-mortem

 

Pour éviter cette gabegie, D. Kahneman suggère avant de se lancer dans un projet de le passer au crible par la « technique pré-mortem » : au lieu de se griser de promesses, il faudrait réunir les responsables et les faire imaginer toutes les raisons qui pourraient faire échouer le projet : un principe de saine gestion avant de se lancer dans tout nouveau chantier. Si l’on en croit D. Kahneman, il faut donc y réfléchir à deux fois avant de se lancer. Il suffit de citer en exemple tous ces « salons » et colloques, chronophages, qui nous donnent plus le sentiment d’exister davantage qu’ils n’amènent de relations et de clientèles ; la course à l’innovation improductive (les applications téléphoniques sont devenues si nombreuses que leur téléchargement a chuté) ; les partenariats gagnant/gagnant qui mobilisent des équipes et embarquent dans d’interminables réunions pour finir par mourir de leur belle mort.

 

Merci au blog Changer le travail sur lequel vous retrouvez l'article en entier : http://www.changerletravail.fr/le-slow-management-ou-l-art-de-simplifier-le-travail



01/03/2016
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